Lancement de saison 18-19 du Cercle Molière et du CCFM

Vous faites quoi le jeudi 6 septembre?

 

Rejoignez-nous pour une soirée spéciale où seront présentées les pièces de théâtre, concerts, spectacles et expositions qui vous attendent au 340 Provencher cette année.

Le Centre culturel franco-manitobain et le Théâtre Cercle Molière lancent ensemble leur saison 2018-2019, avec de la musique, des boissons, de la bouffe et quelques surprises…

Ouverture des portes à 17 h 30, au Théâtre!

Plus d’infos sur la page Facebook de l’événement!

Folklarama – Pavillon Canadien Français 2018

DU 5 AU 11 AOÛT 2018 AU CENTRE CULTUREL FRANCO-MANITOBAIN

Venez savourer toute la culture canadienne française : les costumes, les danses traditionnelles amenées avec énergie sur scène par l’Ensemble folklorique de la Rivière Rouge, l’histoire, mais aussi les plats comme la tourtière et la poutine, en passant par la soupe de pois. En somme, tous les ingrédients de la Joie de vivre des francophones au pays!

Trois représentations par soir. Horaires à venir.

Billets disponibles sur folklorama.ca!

Nos ambassadeurs pour le pavillon Canadien Français 2018! De gauche à droite :
Julien Beaudette-Loiselle, Janica Marion, Janelle Campagne et Jonas Desrosiers.

Françoise Ségard – Perspective survolée / A bird’s eye view

Photo : Françoise Ségard.

Découvrez la nouvelle exposition de la galerie d’arts du CCFM.

 

La galerie d’arts visuels du Centre culturel franco-manitobain accueillera du 24 mai au 2 août l’exposition Perspective Survolée – A Bird’s Eye View, de Françoise Ségard.

À partir de dessins et de peinture à l’encaustique (cire d’abeille et pigments), l’artiste de Montréal crée des œuvres semblables à des cartographies imaginaires, à observer sous tous les angles pour mieux en saisir les nuances.

À l’heure où la technologie permet d’observer la terre depuis le ciel en tout temps (Google Earth, GPS, drones), que voit-on vraiment lorsqu’on regarde la terre d’en haut? Et que voit-on lorsqu’on s’en rapproche?

Avec des installations au sol et au mur, Perspective survolée apporte une réflexion sur les différentes manières de se représenter un territoire, entité à la fois abstraite et vivante.

 

Le vernissage aura lieu le jeudi 24 mai, à 17h dans la galerie du CCFM, en présence de l’artiste.

 

Du 22 au 25 mai, en lien avec l’exposition, l’artiste proposera également des ateliers d’arts plastiques pour les enfants de 5 à 12 ans.

 

Jets de Winnipeg : Série 2 au CCFM!

Amis francophones et francophiles qui soutenez les Jets!

 

La projection du dernier match des Jets de Winnipeg contre le Minnesota Wild a attiré plus de 80 personnes dans la salle Antoine-Gaborieau, le 20 avril.

Résultat : on prolonge la formule! Rejoignez-nous pour soutenir votre équipe favorite dans la salle Antoine-Gaborieau, pour la série 2 des série éliminatoires.

L’entrée est gratuite et un bar sera ouvert pour l’occasion. Stella’s proposera aussi un menu spécial!


 

Jeudi 10 mai, Salle Antoine-Gaborieau, 18h

 


 

Les soirées seront animées par Yan Dallaire et ses « experts », en direct sur la radio Envol 91 FM, notre partenaire! Entre deux analyses approximatives, ces animateurs vous proposeront également de venir au micro pour partager vos impressions…

 

Merci à notre commanditaire, PMC Desaulniers!

 

Mardi Jazz : à venir

Tous les mardis, salle Antoine-Gaborieau, 5 $ l’entrée.

 

24 avril : Lizanne Lachance

« Formidable », « Fantastique », « Première classe », ou encore, « Wow! », c’est en ces mots que les spectateurs du CCFM ont commenté la prestation de Lizanne Lachance l’année passée à Mârdi Jazz. On vous invite à venir l’écouter, ou la réécouter, ce 24 avril!

 

1er mai : Laurent Roy

Guitariste d’exception, grand habitué du Mârdi Jazz, Laurent Roy fait son retour sur la scène d’Antoine-Gaborieau ce mardi 1er mai!

 

8 mai : Devon Gillingham

Nous sommes très impatients de vous faire découvrir (ou redécouvrir!) Devon Gillingham, un jeune prodige du jazz de Winnipeg. Devon a fait ses classes à la prestigieuse School of Jazz de New-York et a travaillé avec le Royal Winnipeg Ballet.

 

15 mai : Tracy K

Tracy K est une valeur sûre de la scène blues manitobaine. Son harmonica et sa voix Joplin-esque ont conquis les festivals de blues et jazz dans tout le continent américain depuis la fin des années 1980.

« What’s the rush » / « qu’est-ce qui presse », demande-t-elle dans le titre de son dernier album sorti en 2016. On est bien d’accord. Rejoignez-nous ce mardi 15 mai pour un moment de détente authentique, au son des histoires et mélodies de Tracy K.

 

22 mai : Keith Price

Le Keith Price Quartet au Mârdi Jazz, c’est la promesse d’une soirée pleine de groove. Le jeune musicien winnipégois, qui a commencé à jouer en 6e sur la guitare de son grand-père, s’inspire de la culture pop-rock contemporaine pour créer un jazz unique, moderne et ouvert sur le monde.

Il travaille aussi comme compositeur – en 2013, il a notamment revisité la bande originale du film Le Bon la Brute et le Truand.

 

29 mai : Marco Castillo

Marco Castillo au CCFM, c’est l’été avant l’heure. Personne ne mettra du soleil dans votre cœur comme le guitariste né au Brésil. Laissez-vous séduire par son Latin Jazz, qui s’inspire aussi bien de la bossa nova que de la samba et de la funk! Une invitation à la danse et/ou à la détente.

 

5 juin : Suzanne Kennelly

Est-il encore nécessaire présenter Suzanne Kennelly, l’une des voix les plus connues des francophones du Manitoba? Après une impressionnante carrière à la radio, la chanteuse d’origine québécoise a décidé de se consacrer à sa passion : la musique, et plus particulièrement le jazz.
Soyez préparé pour un concert jazz « à la française »!

 

12 juin : Steve Hamilton

Bassiste de renom, professeur de musique à l’Université du Manitoba, Steve Hamilton a joué avec des noms prestigieux comme le Royal Winnipeg Ballet Touring Orchestra, le Winnipeg Symphony ou encore le Manitoba Chamber Orchestra. Nous sommes très heureux d’accueillir cette figure majeure de la scène jazz winnipégoise depuis plus de 30 ans!

 

19 juin : USB Band

Le Band de l’Université de Saint-Boniface sera une belle introduction à la saison estivale!

 

26 juin : David Larocque

Pour clôre la saison, on accueille un grand nom de la guitare, qui a travaillé entre autres avec le Winnipeg Jazz Orchestra, l’Orchestre symphonique de Winnipeg, le Ron Paley Big Band et la CBC!

 

Les nuances de bleus d’Herménégilde Chiasson

Les travaux d’Herménégilde Chiasson ne se comptent plus. L’artiste originaire de la péninsule acadienne et aux multiples talents vaque, depuis toujours, entre deux mondes : le visuel et l’écriture. Fidèle ami des Franco-Manitobains, Herménégilde Chiasson rend une nouvelle visite aux prairies. Dramaturge, peintre, auteur, poète, photographe ou bien réalisateur, c’est aujourd’hui avec le chapeau de dessinateur qu’il expose au Centre culturel franco-manitobain une série de cinq œuvres, nommée Transparences.

Transparences, c’est le reflet du procédé technique utilisé par l’artiste, qui ont œuvré entre l’ordinateur et les coups de crayon. « C’est une espèce de jeu entre l’intervention informatique et la manière de dessiner. Je pars d’une photo, que je travaille sur ordinateur, puis je travaille le dessin. J’aplatis les images et j’allie couche avec couche. »

Un dessin, puis un autre, puis un autre par-dessus. Toutes ces couches sont surtout marquées par la couleur, une couleur marquante pour l’artiste acadien. « J’ai toujours été sensible à la couleur, en particulier à la couleur bleu outremer. C’est le bleu avec lequel on fait la mer, mais aussi le ciel, en y ajoutant un peu de blanc. C’est un bleu qui m’inspire beaucoup. »

Après de longues études, touchant à presque tous les arts, Herménégilde Chiasson a fait beaucoup de peinture. Sa spécialité et marque de commerce est surement les estampes, l’alliance d’images reproduites. Encore une fois, cela correspond à sa technique de dessin pour Transparences.

« On a une tentation de dessiner quand on devrait écrire et d’écrire quand on devrait dessiner. » C’est un peu le résumé de la vie d’Herménégilde Chiasson. Il y a deux ans, il a commencé cette série de dessins, afin de satisfaire son envie de création visuelle. Selon l’artiste, il y a quelque chose d’artisanal dans l’art visuel, contrairement à l’écriture. C’est physique, intellectuel et émotif à la fois.

« C’est un peu particulier, parce que le dessin est habituellement une œuvre préliminaire, une esquisse avant d’entreprendre quelque chose de plus grand. J’ai toujours eu un intérêt pour le dessin. Il y a derrière quelque chose de poétique. »

Transparences, c’est pour l’artiste une exploration du dessin, voire une réconciliation avec ce qu’il a déjà pu réaliser auparavant. « Cela touche à une pratique familière, car ces dessins sont sur papier, le même outil que j’utilise pour écrire. Ces dessins sont temporaires, fragiles, et vont éventuellement s’autodétruire, à cause de leur support. Comme toute chose de la vie, elles ont un début et puis une fin. »

Herménégilde Chiasson, Transparences, jusqu’au 18 mai à la galerie du CCFM.

 

Vernissage: Mon autre / Alter égo

Présentée pour la première fois en 2014 par les artistes Isabelle Demers, Amélie Laurence Fortin et Fanny Mesnard, Mon autre / Alter ego, est le titre d’une série d’expositions collectives rassemblant les pratiques d’artistes qui orientent et déclinent leur démarche autour du thème de la nature dans son sens élargi.

Les expositions de cette série de projets sont à chaque fois l’occasion pour les artistes de construire des installations collectives envisagées comme une réponse à l’espace dans lesquelles chaque proposition individuelle, en plus de compléter celle qui la voisine et de se révéler autre, laisse une place au visiteur qui peut à son tour y construire son propre récit.

Cette ouverture à l’autre permet aussi au projet de se transformer, d’accueillir les nouvelles orientations des membres du groupe ainsi qu’accueillir de nouvelles artistes au sein du projet. C’est ainsi que l’artiste Jacinthe Loranger s’y est jointe récemment, ajoutant l’art imprimé au corpus multidisciplinaire du projet qui compte autant de dessins, sculptures, peintures que de photographies.

Amélie Laurence Fortin

Amélie Laurence Fortin explore les rapports biaisés et fascinants que l’humain entretient avec la nature en développant des œuvres, le plus souvent monumentales, qui stimulent une expérience physique et hypnotique. L’évocation d’un espace « plus grand que soi » contrastant considérablement avec l’ensemble des détails d’une nature analysée d’un point de vue scientifique et politique est mise en place par l’emphase sur une temporalité à rebours misant sur la création d’un espace de tension entre formes et sens.

Amélie Laurence Fortin est originaire de l’Estrie. Elle a obtenu sa maîtrise en arts visuels de l’Université Laval en 2011. Elle compte plusieurs expositions solos à son actif, notamment à la galerie B-312 (Montréal), au centre d’artistes Sporobole (Sherbrooke) et à VU, centre de production et de diffusion en photographie (Québec). Elle a aussi participé à plusieurs expositions collectives, dont la cinquième édition de la Manif d’art de Québec, Interackje au Musée d’Art Moderne de Cracovie MOCAK (Pologne), Do Norte Ao Norte, au Museu de Arte à Bélem (Brésil) et Monkey Business à la galerie Sophie Sheideicker à Paris (France).

Fanny Mesnard

La richesse et la diversité des formes du monde animal inspirent les mutations des créatures qui prolifèrent dans les tableaux, dessins et sculptures de Fanny Mesnard. Ceux-ci nourrissent un univers pictural à la fois exubérant et intimiste. Des narrations énigmatiques et organiques émergent de ces rencontres où, dans un va-et-vient de l’intime à l’universel, mythologie, rêves, contes et réminiscences extatiques se côtoient. D’une œuvre à l’autre, se dévoile une mythologie personnelle dans laquelle elle développe son aventure avec la représentation.

Diplômée au deuxième cycle de l’École supérieure des Beaux-Arts de Marseille Luminy, Fanny Mesnard a exposé son travail de nombreuses fois en France, au Luxembourg, en Italie et au Québec. Elle a participé à plusieurs manifestations d’envergure internationale comme le Symposium d’art contemporain de Baie-Saint-Paul et le projet Do Norte ao Norte, au Museu de Arte à Belém (Brésil). Au cours des dernières années, on a pu voir son travail à la galerie Art Mûr (Montréal), au Centre National d’Exposition de Jonquière, ainsi qu’au Centre d’art Jacques et Michel Auger (Victoriaville).

Jacinthe Loranger

Jacinthe Loranger propose dans son travail des rencontres improbables entre différents univers d’influences multiples en s’appropriant des symboles et des archétypes culturels et en les remodelant de façon à porter une réflexion sur notre société contemporaine. À partir de l’assemblage entre installations, sculptures à l’esthétique
« bling-bling » et collages psychédéliques, elle crée sa propre mythologie. Celle-ci prend la forme d’œuvres narratives qui dressent le décor d’une quête mystique.

Œuvrant depuis une dizaine d’années comme artiste professionnelle, Jacinthe a réalisé plusieurs résidences d’artistes et expositions à travers le Canada, la France et les États-Unis. Elle explore les possibilités qu’offrent le médium de l’art imprimé, particulièrement la sérigraphie, que ce soit à travers l’installation, la vidéo, le collage et la performance. Elle vient de compléter une maitrise en arts visuels à l’Université Concordia en Print Media pour laquelle elle a reçu la bourse de la faculté des beaux-arts ainsi que la bourse Concordia University Graduate Fellowship.

Isabelle Demers

Au gré d’une détermination tranquille, semblable à celle que l’on peut observer au sein des cycles de la nature, Isabelle Demers invente, fait croître et entretient des œuvres dessinées, peintes, sculpturales ou installatives. Animée par des attitudes telles que l’adolescence, le camping, les mystères de la forêt, etc., et par l’intention de raconter, elle développe des pièces qui se présentent et se comportent comme des écosystèmes, des mondes isolés où le végétal, l’animal et le minéral semblent à la fois figés et en constante mouvance.

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval, Isabelle Demers vit et travaille à Québec. Ses activités artistiques se déploient autour de la pratique du dessin, de la sculpture et de l’installation. Son travail a été présenté dans diverses expositions collectives et individuelles, notamment à l’Oeil de Poisson (Québec), au Musée d’art contemporain des Laurentides (St-Jérôme), au centre d’artistes Regart (Lévis). Elle a été récipiendaire du Prix Videre relève pour son exposition Lourd comme un cheval mort présenté à la Chambre Blanche (Québec). Elle a aussi participé à la 29e édition du Symposium d’art contemporain de Baie-Saint-Paul.

 

Vernissage : Visages

Rejoignez-nous pour le vernissage de Visages dans la Galerie du CCFM en présence de l’artiste Michel Saint Hilaire !

En cette ère technologique hautement urbanisée, tout semble instantané et éphémère. Nous avons tous une histoire et beaucoup d’entre nous veulent être entendus. VISAGES est une série de portraits et de peintures figuratives qui tisse des liens avec les gens qui gravitent autour de la communauté artistique franco-manitobaine.

 

Exposition : Visages

Dans VISAGES, Michel Saint Hilaire a expérimenté l’utilisation d’une variété d’approches techniques de la peinture.

Son approche ludique et variée pour créer ces oeuvres est surprenante et provocante. Les portraits sont en effet ancrés dans les techniques traditionnelles de représentation, alors que la création même de ces œuvre s’appuie tout aussi fortement sur l’utilisation du numérique.

Représentant les premières tentatives de l’artiste dans cette nouvelle combinaison de représentations, ces portraits révèlent une vision contemporaine de la condition humaine.

D’une part, ils décrivent des personnes et personnages connus dans la communauté de Michel et se réfèrent à certaines de ses inspirations artistiques. D’autre part, ils présentent une interface technologique que nous connaissons bien en cette ère de nouveaux médias : l’internet, les médias sociaux, la rapidité des interconnexions en photographie rendue possible par les téléphones intelligents. L’ajout de coups de pinceaux qui donnent ces aspects numérisés, brisés et désintégrés à son travail fait clairement référence à un nouveau type de visage, un visage reproduit numériquement et qui voit le jour à travers un paysage technologique en constante transformation. Plusieurs d’entre nous avons rencontré des gens, avons repris contact ou avons appris à connaître des gens par l’entremise de médias sociaux.

Ces oeuvres expérimentales révèlent que Michel Sait Hilaire est sans conteste un artiste innovateur.  Michel explique qu’ellesmettent en valeur le déclin, le changement perpétuel et une alteration éternelle alors que nous franchissons le passage du temps. Comme le dit Bouddha : « Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement ». C’est pourquoi je crois que ces portraits traitent d’abord de l’aspect vulnérable de la mémoire et des qualités du vieillissement. Si on comprend ces aspects de l’existence humaine, alors on peut clairement apprécier l’importance extraordinaire de la vie elle-même.

Un de ces VISAGES est celui de Vivian Maier, maître cachée de la photographie que Michel admire profondément. Michel trouve beaux et séduisants ses portraits des marginaux et du grotesque. Je crois que le travail de Michel s’inscrit dans une veine similaire : la numérisation et la décomposition dans les toiles de Michel sont en effet une façon d’explorer sa définition même de la beauté et de la séduction.

 

Biographie : Michel Saint Hilaire

Michel Saint Hilaire est un artiste autodidacte qui a commencé à travailler principalement avec le crayon de plomb.  Inscrit pendant deux ans au programme de diplôme en Beaux-Arts à l’Université du Manitoba, il commence alors à réaliser des oeuvres mixtes, mêlant sur une surface l’utilisation de la peinture et du dessin.

Bien connu pour les grandes murales qu’il a créées au cours des dernières années à travers la ville de Winnipeg, Michel a aussi eu des expositions solo et de groupe dans diverses villes et plusieurs galeries commerciales de l’Ouest canadien.  Sa plus récente exposition est en montre en ce moment à la galerie Elevation à Canmore, en Alberta.  Il a aussi présenté en solo l’exposition Horizon au centre d’artistes contemporain autogéré La Maison des Artistes visuels. L’exposition Visages est son deuxième projet solo dans la Galerie du Centre culturel franco-manitobain, après Transitions présentée en 2009.

Ses oeuvres font partie de collections variées, privées et collectives, incluant la Province du Manitoba, le Groupe Investors et Hydro Manitoba.

Récemment, Michel Saint Hilaire a été sélectionné par le Centre culturel franco-manitobain pour prendre part à un projet d’échange d’artistes avec le Centre Aberdeen à Moncton au Nouveau-Brunswick. Les deux artistes ont pu faire une résidence  dans l’autre province, et y être exposé. À Moncton, Michel a ainsi expérimenté sur le thème qui devait être celui de l’exposition du Centre culturel franco-manitobain, peignant sur place le visage de plusieurs personnalités de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick.

Au CCFM, son exposition Intitulée Visages donne à voir une variété de portraits placés aux côtés d’oeuvres figuratives.  Toutes les oeuvres sont de médium mixtes et sont basées sur des artistes bien connus de Winnipeg telles que Freya Olafson, Melanie Rocan et Dominique Rey.  Quelques visages de personnalités internationales sont aussi captés par l’artiste, tels que la photographe de Chicago Vivian Maier récemment reconnue pour la qualité de son travail..

 

Vernissage le jeudi 26 janvier dès 17 h
Exposition du 26 janvier au 24 mars 2017
Dans la Galerie du CCFM
Gratuit

Changements climatiques

changements climatiques

Artiste : Mathieu Gotti
Vernissage le jeudi 24 novembre dès 17 h

Du 24 novembre au 20 janvier 2017
Dans la Galerie du CCFM

 

Description du projet

Changements climatiques s’appuie sur l’expertise développée avec le projet Fonderie polaire, réalisé en 2015 lors d’une résidence au centre Vrille art actuel, à La Pocatière, et Fragment d’histoire, projet de recherche réalisé au printemps 2015 grâce à une bourse de création et de production du programme Première Ovation. Grâce à ces deux projets, la démarche de l’artiste a grandement évolué. Il possède à présent son propre atelier. Il peut donc se consacrer pleinement à sa recherche et à la création de ses œuvres.

La sculpture comme une action publique et populaire.

Changements climatiques prend la forme d’une série d’animaux interagissant avec des éléments propres à l’univers humain, le tout sculpté en bois.

Ce projet peut se percevoir sous plusieurs points : l’aspect visuel du bestiaire réfère à l’enfance, aux contes et aux fables. Dans ce nouveau corpus, les animaux se métamorphosent, et ils ont parfois recours à des objets manufacturés, pour compenser la perte de leur environnement causée par l’activité industrielle. La sculpture est perçue comme un fragment de vécu. Le spectateur possède une mémoire subjective ou encore une capacité à interpréter, selon son expérience passée, les images du présent. L’objet, au-delà de son usage immédiat, devient, au travers du temps, un véhicule de mémoire. Ainsi, avec un fragment d’une histoire où l’intérêt est porté sur l’objet du quotidien, le travail de l’artiste se porte maintenant sur un bestiaire fabuleux. Les animaux sont ancrés dans notre imaginaire parce qu’ils réfèrent à notre enfance, par l’univers du conte et des fables. Mais, ils sont aussi des symboles de notre modernité, comme le rat de laboratoire, et peuvent aussi devenir par culture des archétypes, comme le renard ou le loup. Ces animaux ont un pouvoir subjectif, mais dans ce projet, ils sont avant tout accessibles et ludiques par leurs couleurs ou leurs aspects conviviaux.

Pour ajouter à cet aspect populaire, toutes les étapes du projet sont documentées par des vidéos et des photographies diffusées via Facebook et son compte Instagram @mathieu_gotti.

 

Démarche artistique, résumé de la philosophie sous-jacente

Mes projets interrogent la mémoire territoriale et sociale. Alors, ma pratique est principalement motivée par une recherche contextuelle, dans le but de créer un lien entre l’œuvre, le lieu et le public. Ces trois éléments rassemblés conduisent le spectateur à vivre une expérience sculpturale poétique, l’amenant à se questionner sur l’instantanéité et la durée. Mes sculptures ont un impact social et naturel par les couleurs, les formes ou encore les contextes qu’elles intègrent.

Ma recherche artistique porte sur la notion de mémoire humaine comme empreinte naturelle. Je la considère également sous son aspect dualistique, à la fois sélectif et destructif, car nous sélectionnons les données que nous mémorisons, et, avec le temps, nous oublions certains détails consciemment ou inconsciemment.

Mes projets sont toujours faits à la main par des méthodes à la fois traditionnelles et expérimentales. Ils sont liés à une volonté de réappropriation des procédés de fabrication. L’aspect instinctif du patenteux et son savoir-faire autoproclamé sont un point de départ dans ma pratique. Les matériaux utilisés et leurs transformations créent un aspect unique. Réaliser des sculptures par taille directe, en bois au XXIe siècle, permet de créer un contraste avec notre époque. Ma recherche formelle s’articule autour de l’opposition entre la facture ancienne et la finition industrielle. Les matériaux rustiques ou de seconde main, sculptés ou assemblés par des méthodes traditionnelles possèdent une aptitude à créer un lien avec le spectateur. Ils appellent donc à la mémoire subjective, créant parfois un sentiment de nostalgie. Par opposition, les surfaces au fini industriel, peintes et monochromes, sont propres à l’univers technique et les œuvres sont alors contemporaines.

Mes propositions sont le plus souvent pensées et réalisées pour répondre au contexte des lieux que ce soit à l’échelle sculpturale ou architecturale. Elles sont bien souvent conçues pour leur aspect convivial et accessible pour le plus grand nombre.

Biographie

 Originaire de France, Mathieu Gotti a étudié en Art Visuel à l’École des Beaux-arts de Saint-Étienne. Cette formation est suivie d’une pratique en Europe ponctuée de projets de sculpture in-situ et d’expérimentations en vidéo et photo. En 2006, il décide de venir vivre au Québec. Il entreprend alors des études en métier d’art, spécialité sculpture. Il est diplômé en 2009.

Après ces études, il poursuit une pratique en sculpture. Adepte des projets collectifs, il participe à la fondation de nombreux regroupements d’artistes ; le collectif à gogo (2008 à 2010), le collectif M et M (2010 à 2015), le collectif 3M (2012 à 2015). Ces projets en équipe lui permettent de rencontrer un public très large et de développer un intérêt pour l’interactivité et la médiation culturelle. Ils lui permettent aussi de renouer avec la vidéo et la photographie. En parallèle, Mathieu Gotti réalise en solo des projets en sculpture. Il a pu s’illustrer lors de ces projets : le Zoo du petit Champlain en 2010, Compression Boréal en 2010, Compressions et mémoires en 2012. Sa pratique est récompensée par le prix millionnaire en folie en 2013, programme de soutien à la production remis par l’Œil de Poisson, Centre de diffusion et de production en art actuel au Québec.

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